Richard Altenhoff, un grand Résistant, tranquille et déterminé.


Richard Altenhoff est né le 20 juin 1913 d’un père d’origine allemande et d’une mère d’origine française; il a également un frère, Charles, né en 1915 et une sœur, Annie, née en 1920.


Richard avec son frère et sa sœur en 1924



En 1933, Richard intègre la faculté des sciences appliquées (École polytechnique) de l’Université libre de Bruxelles. Pendant ses études, il s’investit très activement dans le cercle du Libre examen. Décrit comme un jeune homme mesuré, réfléchi et tolérant mais déterminé, il sait défendre ses convictions avec force et exprimer fermement ses opinions. Au lendemain de l’obtention de son diplôme d’ingénieur civil électricien-mécanicien en 1938, il entame son service militaire. C’est là que l’Armée est mobilisée, suite à l’invasion de la Pologne par l’Allemagne. Richard participe à la Campagne des 18 Jours au sein de la 15e Compagnie de Troupes de transmission. Une fois rentré, il entame une carrière professionnelle prometteuse au sein d’une entreprise de travaux publics. Dès son retour à la vie civile, il est contacté par un ancien camarade de l’ULB qui lui permet de participer à un réseau de communication. De fil en aiguille, avec plusieurs autres anciens étudiants de l’ULB, ils fondent une cellule spécialisée dans le sabotage : c’est le futur Groupe G. Les débuts du groupe consistent en des réunions où l’on planifie et on imagine un réseau actif dans tout le pays. Les qualités de stratège de Richard Altenhoff et ses compétences techniques le désignent comme responsable logistique du groupe.
Sa mission est de trouver, recevoir, acheminer, répartir du matériel répondant aux besoins vitaux des agents déjà actifs. Il participe aussi à certaines missions. En ces modestes débuts de l’organisation, il est l’un des principaux agents du G et travaille d’égal à égal avec Jean Burgers. Richard Altenhoff devient ainsi l’un des meneurs du G, « l’intellectuel de grande classe, le “penseur” du G, auquel il imposa sa marque» Richard Altenhoff est arrêté au domicile familial par la Gestapo, rue de la Cambre, 138, le matin du 3 juillet 1943. Il est emprisonné au fort de Breendonk où il est torturé. Il est jugé et condamné à mort à Bruxelles le matin du 15 mars 1944. Un cocondamné à témoigné par la suite : « L’attitude de Monsieur Altenhoff devant le conseil de guerre fut toute de fierté et de patriotisme. Il a écrasé le conseil par un discours antinazi et par un courage que j’étais seul à admirer. » À la question : « Est-ce que tu regrettes ? », il répond alors : « Oui… Je regrette de n’avoir pas fait assez ! ». Richard Altenhoff à été fusillé le 30 mars 1944 au Tir National à Schaerbeek. Il avait 30 ans. Il a reçu, à titre posthume,
le grade de Lieutenant-colonel de la Résistance, le statut de prisonnier politique ainsi que la Croix d’Officier de l’Ordre de Léopold avec palme, la Croix de Guerre 1940-1945 avec palme, la Médaille de la Résistance et la Croix de Prisonnier politique 1940-1945

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Sources :
https://fr.woluwe1200.be/wp-content/uploads/2021/10/panneau_WSL-Richard-Altenhoff.pdf