Derniers articles https://www.freebelgians.be Derniers articles (C) 2005-2009 PHPBoost fr PHPBoost Andr? Dulait et Georges Hanchar : des quadrag?naires mitrailleurs de la R. A. F. https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-231+andr-dulait-et-georges-hanchar-des-quadrag-naires-mitrailleurs-de-la-r-a-f.php https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-231+andr-dulait-et-georges-hanchar-des-quadrag-naires-mitrailleurs-de-la-r-a-f.php <p style="text-align:center"><img src="https://www.freebelgians.be/upload/pilote_raf_015afreebelgians_01_2023.jpg" alt="" class="valign_" /><br /> Andr? Dulait en uniforme de la R. A. F.</p><br /> <br /> Andr? Dulait ?tait avocat. Son p?re aussi qui, en ao?t 1914, en sa qualit? d??chevin, accompagna le bourgmestre de Charleroi pour rencontrer le chef de la 19?me division allemande de r?serve qui leur imposa des conditions drastiques pour ne pas voir d?truire leur ville.<br /> Andr? fit son service militaire ? la base de Bierset comme candidat-officier de r?serve. Il se marie ensuite et devient le papa d?une fille. Rappel? sous les armes en 1939, il exerce la fonction d?officier observateur ? la 7?me escadrille d?Evere, unit? de reconnaissance ?quip?e de 9 Fairey. Le 9 mai, sept Fairey Fox-Hispano d?collent d?Evere pour gagner Schaffen mais le lendemain, la Luftwaffe les surprend et les d?truit. Quelques heures apr?s, en deux groupes, la 7?me escadrille gagne le terrain de Lonz?e. Les officiers logent alors ? Beuzet au ch?teau de Ferroz. Le 12 mai, une mission de reconnaissance est effectu?e. Le Fox de Dulait doit survoler le secteur des Ardennes. Volant ? la cime des arbres, la mission r?ussit mais Dulait doit lancer, sur le th??tre de verdure de la citadelle de Namur, le cylindre m?tallique contenant ses observations ?crites. Dulait, malheureusement, l?che mal celui-ci qui va s?encastrer dans les tendeurs de l?appareil. Il doit recommencer la r?daction de son observation. Cette fois le deuxi?me largage r?ussit. L?avion peut retourner ? Lonz?e. Mais quand il approche celui-ci, des militaires Fran?ais au sol le confondent avec un avion allemand. L?avion de Dulait, moteur en feu, atterrit en catastrophe et termine sa course dans un foss?. Les deux occupants parviennent heureusement ? fuir indemnes de l?habitacle.<br /> Le 13 mai, Dulait repart sur un nouvel appareil, d?abord ? Fosses, puis ? Pi?ton o?, ? nouveau, des tirs de la DCA fran?aise le menacent. La 7?me escadrille ne survivra pas ? cette lutte in?gale. Le 28 mai, Dulait est d?mobilis? et parvient ? ?viter la captivit?. Il reprend place dans son cabinet d?avocat ? Charleroi. En mars 1942, Andr? Dulait d?cide de reprendre le combat. Pour tromper l?ennemi sur ses intentions, il brigue le poste de pr?sident du Jeune barreau de Charleroi. Qui pourrait en effet penser que cet homme de 42 ans va bient?t tout abandonner ? Aid? par le r?seau d??vasion de son confr?re bruxellois Heilporn, il quitte son pays le 02 juin 42, parcourt toute la France et traverse les Pyr?n?es. Il se fait arr?ter le 22 juin ? Figueras. Selon son fr?re, il aurait alors ?t? muni d?un carcan et hu? par la population lors de la travers?e des villages pour parvenir ? la prison de Barcelone. Peu apr?s, il est enferm? au camp de Miranda avec, en prime, un bras cass? par un gardien espagnol pour ne pas avoir lev? le bras lors d?un salut franquiste. Se faisant passer pour un Canadien, Andr? est autoris? de loger dans une r?sidence surveill?e de Saint-S?bastien, le temps d?obtenir un passeport pour Lisbonne. Apr?s cinq semaines ? Lisbonne, il r?ussit ? s?embarquer le 12 d?cembre sur un hydravion et, vraisemblablement apr?s une escale ? Gibraltar, atteindra enfin l?Angleterre le 23 d?cembre. Andr? est alors oblig? de passer par la ? Patrioticschool ?, sorte de centre d?accueil obligatoire pour les ?vad?s du continent, le temps de v?rifier qu?ils n?appartiennent pas ? l?espionnage allemand. Il est ensuite envoy? ? l?h?pital pour soigner son bras puis, ? force de d?marches et aussi gr?ce ? ses relations, parvient ? rentrer ? la R.A.F., le 2 juin 43. Fameux parcours !<br /> Son ?colage de mitrailleur est tr?s rapide et le 23 juillet, il rencontre le futur ?quipage de son Lancaster compos? en majorit? de Canadiens. Le second mitrailleur est cependant un compatriote ! C?est le F/O Charles A.-G Hanchar, quadrag?naire lui-aussi, n? ? Li?ge le 15 d?cembre 1903 et qui a comme Andr? effectu? son service dans l?a?ronautique belge. Directeur commercial d?une teinturerie ? Waterloo, il est mari? et p?re de trois enfants. Il est rappel? en 1939 et, ? la d?claration de la guerre en mai 40, avec son unit?, il rejoint la France puis Oudja au Maroc o? il restera suffisamment de temps pour monter une affaire commerciale de jute ! Par un Fran?ais rencontr? au hasard des routes, il fait savoir ? sa femme qu?il ne rentrera au Pays que lorsque plus un Allemand n?en foulera le sol. Finalement en d?cembre 42, il parvient ? atteindre l?Angleterre<br /> Le pilote est Mc Iver et est ?g? de 31 ans, le radio est le F/Lt Thomas Pleger, l?officier bombardier est le P/O Goodwin. Tous les trois sont Canadiens. Outre nos deux mitrailleurs belges, il y a encore le navigateur, le F/O Wyatt de Bristol et le sergent Russel de Radford. McIver, le pilote commande un Lancaster BMK 11 faisant partie du Squadron 408. L?avion comporte une tourelle ventrale et peut transporter plus de 10.400 kg de bombes et vole ? 430 km/heure ? 5.300 m?tres d?altitude.<br /> Andr? Dulait embarqua pour sa premi?re mission dans la nuit du 30 au 31 mars 44. L?objectif ?tait Nuremberg et ce fut, de toute la guerre, la mission la plus co?teuse pour la R.A.F. Sur 795 avions, 95 ne reviendront pas !<br /> Quelques jours plus tard, dans la nuit du 9/10 avril, notre Lancaster est en mission au-dessus de la gare de triage de Paris. Le 10/11, l?avion est exp?di? au-dessus de Laon mais un moteur droit est d?fectueux. On largue les bombes en mer avant le retour pr?matur? ? la base. Dans la nuit du 22, l?avion est l?un des 596 envoy?s sur D?sseldorf. 29 avions sont perdus ! Dans la nuit du 24 au 25, bombardement sur Karlsruhe, puis deux nuits plus tard, c?est le tour de la Ruhr d??tre bombard?e. Le 8/9 mai, notre Lancaster participe ? un raid, sur la Belgique, avec comme objectif, la gare de Haine-Saint-Pierre. Celle-ci est d?truite mais, malheureusement, une cinquantaine de civils perdent la vie !<br /> Le 10/11 mai, cinq gares sont attaqu?es par 506 avions. Autour de l?une d?entre elle, ? Gand, 43 civils p?rissent dans le bombardement. Le 19/20 mai, c?est le tour des batteries c?ti?res de Merville et Franceville de recevoir la visite de notre Lancaster. Le 24/25, ce sera le tour d?Aix-La-Chapelle puis le 27/28 mai, Bourg-L?opold est attaqu? par331 avions. Suit une longue p?riode de repos pour l??quipage de McIver jusqu?au 12/13 juin 1944, date ? laquelle, les installations ennemies du nord de la France sont attaqu?es par 671 avions. McIver est charg? du bombardement du n?ud ferroviaire de Cambra-Est qui, h?las, ne se trouve?qu?? deux pas de l?a?rodrome allemand abritant le JG-26, l?une des meilleures unit?s de chasse de la Luftwaffe ! Notre Lancaster ??McIver?? va malheureusement ?tre touch? par un chasseur ennemi et va devoir atterrir en catastrophe sur les hauteurs du bourg de Saint-Aubert. Malheureusement, le contact brutal avec le sol va briser le fuselage en deux et ne laisser aucune chance ? l??quipage. Andr? occupant la tourelle arri?re est ?ject?. On ne retrouvera son corps, qu?un mois plus tard, lors de la moisson. Le reste de l??quipage, dont <br /> <br /> <p style="text-align:center"><img src="https://www.freebelgians.be/upload/pilote_raf_015b_freebelgians2_01_2023.jpg" alt="" class="valign_" /><br /> Georges Hanchar, en uniforme de parade pour l?enterrement de la Reine Astrid</p><br /> <br /> Georges Hanchar, a p?ri ? l?avant de l?appareil. Apr?s la guerre, Georges Hanchar fut inhum? dans la pelouse d?honneur d?Evere tandis qu?Andr? Dulait le fut dans le caveau familial au cimeti?re de Mont-sur-Marchiennes. Sur ce dernier, nous disent en 1989, R. Anthoine et J.-Roba dans leur livre, aucune inscription ne mentionnait le sacrifice de l?avocat.<br /> Ainsi se termina l?aventure h?ro?que et tragique de deux officiers de r?serve belges, qui, r?p?tons-le, p?res de famille et ?g?s de plus de plus de quarante ans, ne voulurent point croire ? la d?faite.<br /> Source Article du Dr. Loodts <br /> <a href="https://www.maisondusouvenir.be/pilote_raf.php">https://www.maisondusouvenir.be/pilote_raf.php</a> Sat, 31 Dec 2022 11:13:01 +0000 Roger Malengrau https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-227+roger-malengrau.php https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-227+roger-malengrau.php <p style="text-align:center"><img src="https://www.freebelgians.be/upload/malengraufreebelgians.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <p style="text-align:justify">Roger Malengrau est né le 1er août 1914. à Bruxelles(Saint-Gilles). <br /> Après ses humanités au collège St Michel, il entre à l’Ecole militaire comme élève de la 80ème promotion Infanterie et Cavalerie.<br /> Le 25 novembre 1936 il est admis élève-pilote de la 77e promotion. Le 26 décembre de la même année, il est nommé sous-lieutenant et rejoint le 11 ème Régiment de Ligne. Le sous-lieutenant Malengrau rejoint en juin 1937 l’Ecole de pilotage et obtient son brevet d’observateur. Ensuite, il commence sa formation de pilote. Le 14 mars 1939 ce jeune et talentueux pilote obtient son brevet militaire et est désigné pour le 2ème Régiment d’Aéronautique.<br /> <br /> Le 1er décembre 1939 il passe à sa demande, en conservant son grade et son ancienneté, à l’Aéronautique militaire.<br /> Le 15 mai 1940 le lieutenant Malengrau passe en France avec son unité. En juin 1940, il quitte la France via Port-Vendres et rejoint l’Angleterre à bord du S.S. Apata. Il rejoint les Forces belges on Grande Bretagne à Tenby. Lorsque Goering déclenche la première phase de la Bataille d’Angleterre, il fait partie des 29 Belges intégrés dans les unités combattantes de la RAF et plus précisément au 87 Squadron du Fighter Command. Le 11 février 1941, un flight belge est créé au sein du Squadron 609. Le lieutenant Malengrau rejoint cette escadrille basée à Biggin Hill au sud de Londres. Le 6 juillet 1941, il est touché et doit se poser en planant dans un champ anglais. Au cours de cette année, il accède au grade de Flying Officer et l’année suivante, il est nommé Flight Lieutenant.<br /> <br /> En novembre 1942, il prend le commandement de la 349 escadrille basée à Ikeja au Nigeria. Sous ses ordres, cette escadrille effectue ses premières missions de surveillance des côtes occidentales africaines.<br /> Le 7 juin 1943, le Flight Lieutenant Malengrau rejoint le 272 Squadron, ensuite le N° 1 RAF Depot.<br /> <br /> De mai 1944 à janvier 1946, il occupe différentes fonctions à l’Inspectorat général de la RAF, à l’Inspectorat de la section belge de la RAF et au Ministère des Affaires étrangères (Belgian Liaison Mission à Berlin). Le 31 janvier 1946 il est détaché au Ministère de l’Air à Londres.<br /> En août 1946, en congé sans solde pour un an, il est mis à la disposition du Ministère des Affaires étrangères. Ensuite, il est admis comme major aviateur dans le cadre de réserve. Le 1er octobre 1966 ayant atteint la limite d’âge, il quitte le cadre de réserve et conserve son grade à titre honorifique.<br /> Le major aviateur Roger Malengrau fera carrière au Ministère des Affaires étrangères, Service diplomatique comme ambassadeur notamment en Chine, en Malaisie, au Chili, au Portugal, au Nigeria, en France ainsi qu’au Congo.<br /> Il décède le 24 mai 1996.<br /> <br /> Sources bibliographiques et iconographiques :<br /> ‘’Vielles tiges de l’aviation belge :<br /> </p> Fri, 30 Sep 2022 12:53:46 +0000 Daniel Le Roy du Vivier https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-224+daniel-le-roy-du-vivier.php https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-224+daniel-le-roy-du-vivier.php <p style="text-align:center"><img src="https://www.freebelgians.be/upload/le_roy_du_vivier1.jpg" alt="" class="valign_" /><br /> Daniel Le Roy du Vivier (13 Jan 1915 — 2 Sep 1981)</p><br /> <br /> <p style="text-align:justify">Personnalité hors du commun que celle de Daniel Le Roy du Vivier, familièrement surnommé ‘’Boy’’par ses compagnons d'arme. Né à Amersfoort (NL) le 13 janvier 1915, il fait ses humanités gréco-latines au collège des Jésuites de Mont Godinne (près de Dinant) avant d'entamer à l'Université de Louvain une licence en sciences commerciales et consulaires. <br /> Pilote à l’Aéronautique Militaire <br /> Ses études sont interrompues par l'appel sous les armes : le 1 août 1935, il est incorporé comme soldat milicien au 1er Régiment des Guides. Attiré par l'aviation, il sollicite son passage à l'Aéronautique Militaire et le 1 avril 1937, signe un engagement comme élève-pilote. Il est rattaché à la 75e Promotion. Breveté le 15 mars 1938, il est affecté initialement au 1er Régiment d'Aéronautique à Gossoncourt comme pilote d'observation, sur Fairey Fox. Le 14 septembre 1938, il rejoint, à Nivelles, le 2e Régiment d'Aéronautique comme pilote de chasse, sur Fairey Firefly. Devenu candidat sous-lieutenant d'active, l'année 1939 et les premiers mois de 1940 le verront à Evere, effectuer son école d'arme et suivre le cours d'observateur. Formation quelque peu perturbée car en cette fin de décennie l'horizon international s'assombrit rapidement. Le 1 septembre 1939, les troupes allemandes ont envahi la Pologne : elles n'en feront qu'une bouchée. La France et l'Angleterre, puissances garantes de l'indépendance polonaise, déclarent la guerre à l'Allemagne nazie, mais restent sans réaction. La « drôle de guerre », marquée uniquement par quelques opérations aériennes sporadiques, s'installe. En Belgique, la mobilisation est décrétée. À plusieurs reprises, « l'alerte renforcée » ponctuera cette période de huit mois précédant l'invasion du pays. Nos autorités veulent toujours croire au respect par les belligérants de notre « neutralité » mais notre espace aérien est régulièrement violé par des avions anglais ou allemands. Nos escadrilles de chasse assurent la police du ciel, tentent d'intercepter et de faire atterrir sur nos aérodromes, les intrus. Rarement avec succès. Ainsi, le 9 septembre, des bombardiers anglais Whitley sont signalés au-dessus des Ardennes. Les pilotes de Nivelles sont alertés. Une patrouille composée d'un Fairey Fox piloté par le capitaine Boussa et de deux Fairey Firefly aux commandes desquels se trouvent Daniel Le Roy du Vivier et Marcel Michotte, interceptent un des bombardiers anglais dans les environs de Gembloux. Nos avions l'encadrent. Le leader tire une rafale de balles traçantes devant le nez du bombardier pour le forcer à atterrir. En vain. Mieux encore, le mitrailleur de queue retourne la politesse et tire sur nos avions, atteignant le Firefly de Daniel Le Roy du Vivier. Heureusement, il n'est pas blessé et peut rejoindre Nivelles sans encombre... Daniel Le Roy du Vivier est promu adjudant CSLA le 1 mars 1940. Toujours en école d’arme, il poursuit ses prestations aéronautiques sur Firefly alors que, dans l'intervalle, son unité d'origine, le 4/II/2, qui avec le 3/II/2 constituent le Groupe des ‘’Cocottes’’, a été rééquipée de Fiat CR.42. Le 10 mai 1940, les ‘’Cocottes’’ sous le commandement du major Lamarche ont décollé dès l'aube et ont rejoint Brustem, terrain de campagne du Groupe. Bien que crédité de quelques victoires, le Groupe voit la quasi-totalité de son potentiel détruit au sol au cours des deux premiers jours des hostilités. Sur les 27 Fiat CR.42 de l'effectif, il ne reste bientôt plus que 6 avions intacts. Complètement dépassé par les événements, le Commandement de l'Aéronautique décide de faire remettre en ligne, par le Groupe, 11 « vieux » Fairey Firefly entreposés dans une escadrille-parc à Nivelles. Le major Lamarche déclare tout de go qu'il refusera de désigner des pilotes pour des missions commandées à bord de ces machines pour lesquelles il ne dispose d'ailleurs pas de munitions ! Le cas échéant, elles seront effectuées par des volontaires. Le 14 mai une première mission est commandée. Il s'agit de remonter le moral des troupes au sol dispersées autour d'Anvers en leur montrant nos cocardes. Le Firefly, dont la vitesse maximale à basse altitude plafonne à 297 km/h, est tout indiqué pour la mission ! Le major Lamarche paie d’exemple et est volontaire, ainsi que le sous-lieutenant Du Monceau de Bergendal et l'adjudant Le Roy du Vivier. Les trois avions décollent, survolent la ligne extérieure des forts d'Anvers et sont accueillis par un feu anti-aérien nourri ! L'avion de Daniel Le Roy du Vivier est touché et est contraint de se poser en campagne, à Rijmenam. Capotage à l'atterrissage ! Heureusement notre héros sort indemne de l'aventure mais manque d'être pris à partie par les soldats du 6e de Ligne tout heureux de leur « victoire ». Les deux autres avions rentreront sans encombre à Fairey Firefly du 4/II/2 "Cocottes Blanches" de Nivelles vers 1939. Quant à ‘’Dan’’ après les ‘’excuses’’ du commandant du 6e Li, c'est par la route qu'il rejoindra le cantonnement. L'incident lui vaudra, maigre consolation, une première citation à l'Ordre du Jour de l'Aé Mil : « Sous-officier très allant et très courageux, a été abattu par le tir contre-avions au cours d'une mission pour laquelle il s'est porté volontaire... » </p><br /> <br /> <p style="text-align:center"><img src="https://www.freebelgians.be/upload/le_roy_du_vivier2.jpg" alt="" class="valign_" /><br /> Fairey Firefly du 4/II/2 "Cocottes Blanches" de Nivelles vers 1939.</p><br /> <br /> <p style="text-align:justify">Le 16 mai, alors que le Groupe a occupé successivement les terrains de Grimbergen, St Nicolas et Aalter, le repli sur la France est décidé. C'est encore à bord d'un Firefly que Daniel Le Roy du Vivier effectuera le mouvement vers Amiens, Chartres et le Sud de la France... C'est à Montpellier que, le 24 juin, l'armistice surprendra les rescapés du Groupe des ‘’Cocottes’’ et que pour nombre d'entre eux le destin basculera. La volonté du gouvernement français de suspendre les hostilités met fin, en effet, aux derniers espoirs de poursuivre la lutte sur le continent. Ordres et contre-ordres se succèdent. Faut-il obtempérer et rentrer au pays ? La mauvaise aventure est de toute façon terminée ! Rejoindre le Congo, l'Angleterre, ou encore l'École de pilotage repliée au Maroc ? Le 27 juin 1940, l'adjudant Daniel Le Roy du Vivier est porté déserteur aux ordres du 2e Rgt. En compagnie de quelques camarades, il a rejoint Port-Vendres. Sous la direction du capitaine A. Van den Hove d’Ertsenrijck qui a pris la tête du groupe, ils embarquent à bord du SS Apala qui, via Gibraltar, met le cap sur Liverpool où ils débarquent le 7 juillet 1940. <br /> Pilote à la RAF <br /> Incorporé dans la ‘’RAF Volunteer Reserve’’ avec le grade de Pilot-Officer, Daniel Le Roy du Vivier est, comme plusieurs de ses camarades, rapidement envoyé en OTU (Operational Training Unit) pour y être entraîné sur Hurricane. Il s'agira en une dizaine d'heures de vol de maîtriser la machine, de s'entraîner au tir, de s'habituer aux formations tactiques et au jargon opérationnel. Au moment où, le 12 août 1940, la Bataille d'Angleterre va entrer dans sa phase décisive, celle de la lutte pour la suprématie aérienne, Daniel Le Roy du Vivier se trouve en première loge. Dès le 5 août, en compagnie de A. Van den Hove d'Ertsenrijck, il a rejoint, à Tangmere, le 43 Sqn qui fait partie du 11e Groupe dont les unités sont déployées dans le sud-est de l'Angleterre autour de Londres. Les 21 escadrilles du Groupe ont pour mission de briser les attaques répétées des bombardiers de la Luftwaffe puissamment escortés de chasseurs Bf-109 et Bf-110. Ils seront au total 15 pilotes belges à participer au sein de sept escadrilles du Fighter Command à l'une des plus grandes batailles aériennes de l'Histoire. Bataille décisive car elle détruira le mythe de l'invincibilité de la Luftwaffe.<br /> <br /> <strong>Sources bibliographiques et iconographiques :</strong><br /> <a href="https://www.vieillestiges.be/fr/bio/15">https://www.vieillestiges.be/fr/bio/15</a></p> Thu, 30 Jun 2022 09:25:00 +0000 Le Lieutenant aviateur, baron Marc Gendebien. https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-219+le-lieutenant-aviateur-baron-marc-gendebien.php https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-219+le-lieutenant-aviateur-baron-marc-gendebien.php <p style="text-align:center"><img src="https://www.freebelgians.be/upload/gendebien_freebelgians_02_2022.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <p style="text-align:center">Lieutenant aviateur Marc Gendebien, pilote de chasse de la R.A.F., tombé glorieusement pour la Patrie à Amersfoort (Pays-Bas) le 19 novembre 1944.</p><br /> <br /> <p style="text-align:justify">Marc GENDEBIEN est né à Acoz le 10 octobre 1912. Apres ses humanités à l'école abbatiale de Maredsous, il poursuit de brillantes études de droit. Il prend une part active dans la vie du jeune barreau de Bruxelles et collabore avec compétence et dévouement à différents travaux juridiques. <br /> Au Régiment des Guides où il effectue son service militaire en 1933, il devient rapidement un excellent cavalier. Lors de la mobilisation, il est rappel6 au Groupe Cycliste de la 17e Division d'Infanterie, cantonné à Courtrai. <br /> En permission le 10 ma1, il rejoint le jour même son unité à Lanaken, et est chargé de la liaison entre son groupe et l‘Etat-major de la Division puis du Corps d'Armée. <br /> Apres la capitulation, il s'échappe pendant son transfert en camion afin d'éviter le camp de prisonniers de guerre. <br /> De retour à Bruxelles, Marc Gendebien s’occupe d'abord du ravitaillement et parvient à organiser un réseau local de l'Intelligence Service, par poste émetteur, il guide I‘atterrissage d'avions anglais qui amènent des agents de Londres et emportent des Belges. <br /> En 1941, il accepte une nomination au poste de Commissaire d'arrondissement à Namur. Ses amis le font entrer dans le fameux service "Zéro" de I‘espionnage anglais. Prenant de plus en plus conscience des dangers du nazisme, il décide de partir pour I‘Angleterre. Le 4 août l94l, avec deux amis, il franchit les Pyrénées, cherchant à gagner le Portugal. <br /> <br /> <br /> Via Gibraltar, ils débarquent à Greenock en Ecosse, début janvier 1942. C'est à ce moment que Marc Gendebien décide d'entrer dans I‘aviation et reçoit en Angleterre les premiers rudiments d'une instruction qu'il complètera au Canada pendant 10 mois. <br /> A la fin 1943, il décroche son brevet de "Pilot Officer''.<br /> Rentre en Angleterre, il est affecté à la 349° escadrille, unité composée essentiellement de pilotes belges et équipée de Spitfire. Il participera à diverses opérations d'attaques au sol et entre autre à l'opération de débarquement sur l’île de Walcheren. <br /> Le 19 novembre 1944, I ‘escadrille reçoit l'ordre de bombarder le pont-rail de Lindert, près d'Amersfoort aux Pays-Bas. <br /> Douze appareils participent à la mission et piquent I‘un après I‘autre sur l'objectif. <br /> Le lieutenant Gendebien est le dernier de la formation. Touché par la flak, son appareil s'écrase prés de I‘objectif.<br /> Il est porté disparu et pendant cinq mois sa famille espère anxieusement. Hélas ! En avril 1945, la Croix-Rouge allemande avertit laconiquement la R.A.F. que le lieutenant aviateur Marc Gendebien avait été abattu.<br /> <br /> <br /> <strong>Sources:</strong><br /> <a href="https://www.vieillestiges.be/files/vtb-magazines/3-1998.pdf">https://www.vieillestiges.be/files/vtb-magazines/3-1998.pdf</a><br /> <a href="https://www.maisondusouvenir.be/marc_gendebien.php">https://www.maisondusouvenir.be/marc_gendebien.php</a></p> Mon, 31 Jan 2022 13:53:29 +0000 Flying Officer Paul J.N. EVRARD https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-209+flying-officer-paul-j-n-evrard.php https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-209+flying-officer-paul-j-n-evrard.php <p style="text-align:center"><img src="https://www.freebelgians.be/upload/pilote_evrard_avril_2021.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <p style="text-align:justify">Paul EVRARD est né à LIEGE le 9 septembre 1920. Après des humanités latines-mathématiques à l'Athénée Royal de LIEGE de 1932 à 1938, il entre à l'Université de LIEGE, en Faculté de Chimie, et y reste jusqu´en mai 1940.<br /> A la déclaration de la guerre, Paul EVRARD se rend dans le Sud de la FRANCE. A Saint-Jean-de-Luz, il parvient à embarquer clandestinement a bord d'un transport de troupes polonais en direction de l'Angleterre. Il y rejoint les Forces Belges et commence à suivre les cours pour futurs officiers d'artillerie.<br /> Vers la mi-41, il demande et obtient son transfert à la RAF. Son entraînement en vol débute en janvier 1942, et se déroulera sans problèmes. Il part ensuite pour le CANADA, où il entame la seconde partie de son entraînement sur Harvard. Breveté pilote le 23 septembre 1942, il est promu Pilot Officer à la même date et rentre en ANGLETERRE le 4 novembre. II y poursuit une formation intensive sur Miles Master II.<br /> Le 13 avril 1943, il est muté au 610 "County of Chester" Squadron, basé à l´époque à WESTHAMPNETT, en compagnie de deux autres belges, le Pilot Officer MASKENS et le Sergent LIBERT. Le 610 Squadron est équipé de Spitfires Vb et Vc. Le 20 avril 1943, le P.O. EVRARD effectue sa première patrouille opérationnelle. Au cours du mois de mai, Paul participe à une dizaine de missions de patrouille.<br /> Le 20 mai, il est commissionné au grade de Flying officer.<br /> Le 21 mai, un pneu éclate au cours d'un atterrissage et l´avion passe sur le dos. Paul est admis au Royal Cornwall Infirmary à TRURO pour soigner une légère fracture de la colonne vertébrale.<br /> Le 13 septembre, le F.O. EVRARD, remis sur pied, rejoint le 610 Sqn qui, sur ces entrefaites, a fait mutation pour BOLT HEAD.<br /> Paul est manifestement heureux de retrouver son escadrille après une absence de près de quatre mois et reprend les opérations. Le 4 novembre, un an jour pour jour après son retour du CANADA, Paul accomplira sa dernière mission de guerre.<br /> Il fait partie d'une section de quatre avions chargés de retrouver un pilote abattu en mer et de diriger sur lui les moyens de sauvetage de I'Air Sea Rescue. Le décollage a lieu en fin d'après- midi. La section commence une "square search" a très basse altitude en "battle formation". Au cours d'un virage, Paul EVRARD, probablement aveuglé par le soleil, touche l´eau de son aile et disparaît dans une gerbe d´écume.<br /> Le F.O. EVRARD est resté prisonnier de son avion qui lui servira de tombe.</p><br /> <br /> Sources Iconographiques et bibliographiques:<br /> <a href="http://www.vieillestiges.be/fr/bio/11">http://www.vieillestiges.be/fr/bio/11</a> Wed, 31 Mar 2021 13:00:32 +0000 Capitaine Aviateur Eugène Seghers https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-207+capitaine-aviateur-eug-ne-seghers.php https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-207+capitaine-aviateur-eug-ne-seghers.php <p style="text-align:center"><img src="https://www.freebelgians.be/upload/seghers_freebelgians_02_2021.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <p style="text-align:justify">Le capitaine aviateur Eugène SEGHERS est né à LEDEBERG le 07 avril 1910. Après des études faites à l´institut CHAMPAGNAT de. SCHAERBEEK, il s´engage le 30 juillet 1929 au Régiment des Troupes de Transmission, mais, l´aéronautique l´attire et, après avoir obtenu son brevet d´observateur, il passe en mars 1930 à l'Ecole de Pilotage ou il est rattaché à la 62e promotion.<br /> Son instruction terminée, il est successivement affecté au 1er Régiment d'Aéronautique (5/III/1Aé) à GOSSONCOURT en juillet 1931 puis au 2e Régiment d'Aéronautique (6/III/2Aé) à NIVELLES en septembre 1935 et enfin à l'Ecole d'Armes d'EVERE en mars 1938.<br /> A la déclaration de la guerre, le 10 mai 1940, il est adjudant aviateur au 2e Régiment d'Aéronautique. En Belgique, il totalisera 1000 heures de vol de jour et 150 heures de vol de nuit sur divers avions dont l'AVRO 504, MORANE 230, STAMPE SV26, SV5, BREGUET 19, FAIREY FOX et FAIREY FIREFLY.<br /> Après avoir fait la campagne avec le 2e Régiment d'Aéronautique, il passe en France avec son unité le 24 mai pour se retrouver à MAUGUIS d'abord et ensuite à FREJORGUES. Lorsque l'Armistice français est signé, il ne peut, avec la droiture de conscience qui le caractérise, accepter l´idée de retour vers une patrie occupée par l´ennemi. Aussi, le 20 juin il se rend à PORT-VENDRES d´où, le 23 juin il embarque sur le "SS APAPA" qui l´amène en Grande-Bretagne le 07 juillet 1940.<br /> Après une brève conversion, il est Pilot Officer et prend du service en août 1940 au 324ème Squadron de la RAF où, avec un autre Belge, le Comte de HENRICOURT de GRUNNE, il participe, sur HURRICANE, à la bataille d'Angleterre.<br /> Le 24 août, la Luftwaffe engage 1200 appareils contre les bases de la Chasse anglaise. SEGHERS poursuit un bombardier au-dessus de la mer, quand un chasseur allemand de l´escorte parvient à se placer derrière lui sans qu´il ne le remarque et le mitraille à bout portant. Son avion prend feu, et il doit sauter en parachute. II est immédiatement recueilli par une vedette.<br /> Le lendemain il reprend place au sein de l´escadrille, et trois jours plus tard il s´attribue une victoire probable sur un Messerschmitt 110.<br /> Le 19 septembre, SEGHERS quitte son unité pour rejoindre le 46ème Squadron où se trouve de CANNAERT d'HAMALLE et où il volera également sur HURRICANE<br /> Le 27 septembre 1940, après de rudes combats, son appareil est touché et il doit rompre le contact et rentrer à la base.<br /> Dans le courant du mois d´avril 1941, le Flight Lieutenant SEGHERS fait partie des premiers Belges qui arrivent à la célèbre 609 à BIGGIN HILL équipée de SPITFIRE II et V et où le 11 juillet, il enregistre une victoire confirmée sur un Messerschmitt 109.<br /> Il participe à LONDRES aux cérémonies du 21 juillet 1941 où, sur l´esplanade de Wellington Barracks, le Ministre de la Défense nationale, Mr GUTT, lui remet la Croix de Guerre ainsi qu´à six autres pilotes belges.<br /> Affirmant sa personnalité par l´exemple, le commandement d'une escadrille britannique, la 165, lui est remis en avril 1942 avec le grade de Squadron Leader. Rares sont les étrangers auxquels la Royal Air Force a fait pareil honneur.<br /> Après une longue période passée en escadrille, Eugène SEGHERS se voit attribuer le 13 février 1943, la Distinguished Flying Cross (DFC) par sa majesté le Roi d'Angleterre.<br /> Il est alors désigné pour le 52 Operational Training Unit en qualité de moniteur en juin 1943 et à la Central Gunnery School en avril 1944.<br /> NOUS sommes le 06 juin 1944, le Flight Lieutenant Eugène SEGHERS est affecté au 91 Squadron qui, avec ses SPITFIRE XIV, participe aux opérations aériennes accompagnant le débarquement des troupes alliées sur le sol de France. Son escadrille est aussi spécialisée dans la destruction des bombes volantes que l'Allemagne lance vers l'Angleterre. C´est ainsi que, le 26 juillet 1944, lors de l´attaque d'un V1 qui se dirige vers une zone habitée, Eugène SEGHERS trouve la mort, victime de l´explosion de la bombe volante qu´il vient d'abattre. En se sacrifiant volontairement il a préservé un petit village anglais d'une destruction certaine. </p><br /> <br /> <p style="text-align:center"><img src="https://www.freebelgians.be/upload/seghers_2_freebelgians_02_2021.jpg" alt="" class="valign_" /><br /> </p><br /> <p style="text-align:justify">Son corps a été retrouvé près d´UCKFIELD et les habitants de la région ont tenu à lui rendre les derniers honneurs.</p><br /> <br /> <p style="text-align:justify">Source Internet<br /> <a href="http://www.vieillestiges.be/fr/bio/21">http://www.vieillestiges.be/fr/bio/21</a><br /> Source iconographique<br /> <a href="https://www.pieterdecrem.be/index.php?id=14&amp;tx_ttnews%5Btt_news%5D=4146&amp;cHash=e83f9880b4e79e0aa97c0f57210ba94c&amp;L=1">https://www.pieterdecrem.be/index.php?id=14&amp;tx_ttnews%5Btt_news%5D=4146&amp;cHash=e83f9880b4e79e0aa97c0f57210ba94c&amp;L=1</a><br /> <a href="https://bel-memorial.org/cities/abroad/angleterre/uckfield_ridgewood/uckfield_ridgewood_sussex_mon_Eugene_SEGHERS.htm">https://bel-memorial.org/cities/abroad/angleterre/uckfield_ridgewood/uckfield_ridgewood_sussex_mon_Eugene_SEGHERS.htm</a></p> Mon, 01 Feb 2021 11:18:52 +0000 Alfred Renard concepteur belge d’avions https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-205+alfred-renard-concepteur-belge-d-avions.php https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-205+alfred-renard-concepteur-belge-d-avions.php <p style="text-align:center"><img src="https://www.freebelgians.be/upload/alfred_renard2.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <p style="text-align:justify">Cette fois-ci, pas question de pilote mais d’un constructeur d’avions.<br /> Alfred Renard était né à Anderlecht (Bruxelles) le 21 avril 1895. Il était le plus jeune d’une famille de huit enfants dont le père, armurier, est décédé en 1901. C’est par les cerfs-volants qu’il vint, très tôt, aux choses de l’air.<br /> En 1910, avec l’aide de son frère Georges, de deux ans son aîné, il modifia une bicyclette en y adaptant des ailes et une hélice de leur fabrication.<br /> Laissant là leur vélo et, à l’instar de Santos Dumont, ils construisirent un ballon dirigeable dont les essais furent interrompus pour des raisons familiales.<br /> Inscrit à l’U.L.B., il fut contraint de suspendre ses études pendant les hostilités. La guerre terminée, il passa, en même temps, les examens de plusieurs années de cours et fut diplômé ingénieur en Constructions civiles en 1920.<br /> Le professeur Emile Allard ouvrit le premier cours d’aviation à l’Université Libre de Bruxelles. Alfred Renard en fut le premier élève et obtint le grade d’ingénieur en aéronautique.<br /> Entré au service militaire, Alfred Renard fut dirigé vers les services cartographiques où il redessina les plans des aérodromes de l’armée. C’est là que le professeur Allard le retrouva et lui proposa le poste d’ingénieur au Service Technique de l’Aéronautique qu’il venait de créer. Ils étudièrent ensemble la construction du tunnel aérodynamique de Rhodes-St-Genèse et rendirent visite à Gustave Eiffel qui avait installé son laboratoire à Auteuil.<br /> <br /> Les ingénieurs Allard et Renard conçurent ensemble l’avion ACAZ-T2, le premier monoplan entièrement métallique dont Alfred Renard avait réalisé les plans.<br /> L’adjudant Boel du Service technique de l’Aéronautique fut l’instigateur de la rencontre entre Alfred Renard, Jean Stampe et Maurice Vertongen. De leur association devait sortir la série des avions « RSV », fabriqués à Deurne (Anvers). </p><br /> <br /> <p style="text-align:center"><img src="https://www.freebelgians.be/upload/alfred_renard3.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <p style="text-align:justify">Nommé au poste d’ingénieur principal du S.T. Aé au ministère de la Défense nationale, Alfred Renard y resta jusqu’en 1925. Il devint professeur à l’Université du Travail Paul Pastur de Charleroi et fut le directeur-fondateur de la « Société anonyme des avions et moteurs Renard » installée chaussée de Louvain à Bruxelles.<br /> Ces moteurs équipèrent certains appareils de l’Aviation militaire belge ; c’est aussi un moteur Renard de 240 cv qui fut monté sur le « Florine », le premier hélicoptère de fabrication belge en 1933.<br /> En 1927, la société Renard prit le nom de « Renard constructions aéronautiques » et s’installa dans l’atelier de l’avenue Bordet à Evere. Alfred Renard fut secondé dans cette entreprise par son frère Georges jusqu’en 1940.<br /> Lors de l’exode de mai 1940, le matériel fut anéanti. <strong>Pendant la guerre, les bâtiments furent occupés par l’envahisseur, tandis qu’Alfred Renard, resté dans la clandestinité, fit partie des services de renseignements et d’action sous le nom de code ‘’Elisabeth’’.</strong> <br /> A la libération, il reçut la médaille commémorative de la Guerre 1940-1945.<br /> La période d’après-guerre le retrouva conseiller technique à la Société nationale des chemins de fer belges, puis il s’associa avec Jean Stampe et fut, de 1947 à 1970, administrateur-délégué de le société ‘’Stampe et Renard’’ installée dans l’atelier de l’avenue Bordet. La société s’occupa de la fabrication des SV-4B, de l’entretien d’appareils de divers types pour la Force aérienne, du développement du SR-7 ainsi que de la réalisation de certains composants en fibres synthétiques. <br /> Il était, avec Potez et Farman, un des rares ingénieurs à avoir monté des moteurs de sa fabrication sur des avions qu’il concevait et faisait voler.</p><br /> <br /> <p style="text-align:center"><img src="https://www.freebelgians.be/upload/alfred_renard1.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> Sources: Avec l’aimable autorisation de M.Alain Delannai.<br /> et <a href="http://www.vieillestiges.be/fr/rememberbook/contents/40">http://www.vieillestiges.be/fr/rememberbook/contents/40</a><br /> <br /> Source iconographiques :<br /> <a href="http://www.vieillestiges.be/fr/rememberbook/contents/40">http://www.vieillestiges.be/fr/rememberbook/contents/40</a> Tue, 01 Dec 2020 10:02:19 +0000 Capitaine aviateur André Glorie https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-190+capitaine-aviateur-andr-glorie.php https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-190+capitaine-aviateur-andr-glorie.php <p style="text-align:center"><img src="https://www.freebelgians.be/upload/aglorie.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <p style="text-align:justify">Le Capitaine-aviateur GLORIE André naquit le 8 septembre 1908. Il s’engagea en 1928 comme volontaire de carrière à l’Aéronautique Militaire.<br /> Il fut incorporé dans le cadre du personnel navigant comme soldat élève-pilote de la 55ème promotion. Peu après, il passa l’examen pour le grade de caporal et fut nommé le 30 octobre 1928. Le caporal André Glorie entra à l’Ecole de Pilotage de Wevelgem le 19 janvier l929 où il obtint le brevet élémentaire. <br /> André Glorie fut breveté pilote militaire le 15 juin 1930 et fut nommé sergent deux semaines plus tard.<br /> Il fut alors muté au 1er Régiment d’Aéronautique, Vème Groupe, 1ère Escadrille puis joignit le 3ème Régiment d’Aéronautique le 23 novembre l933. <br /> Le sergent Glorie fut nommé adjudant-aviateur le 31 décembre 1933.<br /> Il fit mutation pour le 1er Régiment d’Aéronautique, 1er Groupe, le 19 mars 1934. André Glorie fut promu sous-lieutenant la même année et lieutenant le 26 juin 1937. Enfin, il fut nommé au grade de capitaine-aviateur le 26 septembre 1939. Cette année-là, il lui fut décerné la Croix de Chevalier de l’Ordre de Léopold Il avec sabres et fut fait Chevalier avec sabres dans l’Ordre d’Orange-Nassau.<br /> Le Capitaine-aviateur Glorie fut muté administrativement au Centre de la Réserve et de l’Instruction, le 11 mai 1940.</p><br /> <br /> <strong>Les destructions</strong><br /> <br /> <p style="text-align:justify">Le 9 mai 1940, une grande partie de l’Armée Belge était en position sur le canal Albert et sur la Meuse. Les forces étaient constituées par les III, IV, V et VII Corps, par le IIIème Corps de cavalerie et par la 2ème Division des Chasseurs Ardennais. Par la suite, ces troupes furent renforcées par de nouveaux détachements qui prirent position sur le canal et à la frontière orientale de la province de Liège et des Ardennes. Il y avait également quatre divisions à l’arrière et une ceinture symbolique le long de la frontière française ainsi qu’à la côte.<br /> Aucun pays ne mit en place un programme de destruction d’ouvrages stratégiques aussi important que la Belgique. Avant le début des hostilités, le pays avait pris les mesures nécessaires pour la destruction de 800 ouvrages importants. Ce nombre fut même doublé pendant la mobilisation en incorporant dans le programme, la destruction des voies de communication de grand intérêt.<br /> Un demi pour cent de ces destructions ne purent être effectuées pour diverses raisons et parmi elles, trois ouvrages importants:<br /> - le viaduc de Butchenbach, situé à 13 km de Malmédy, dont l’équipe de destruction fut anéantie par des éléments de la cinquième colonne;<br /> - et les ponts de Briegden, Veldwezelt et Vroenhoven, sur le canal Albert.<br /> Le pont de Veldwezelt, situé à 200 m de la frontière hollandaise, sur la route Maastricht-Hasselt, avait une longueur de 115 m et une largeur de 9 m. C’était un ouvrage métallique.<br /> Le pont de Vroenhoven sur la route Maastricht-Tongres, à 400 m de la frontière hollandaise, était construit en béton. Il avait une longueur de 117 m et une largeur de 9 m. Les deux ponts étaient minés et sévèrement gardés, même en temps de paix.<br /> Des mines étaient placées dans des chambres aménagées dans chaque pilier. Elles étaient reliées au bouton de mise à feu installé dans un fortin, à travers des puits souterrains. Le fortin en béton était à 20m de la route, du côté ouest du pont.<br /> L’attaque allemande du pont de Vroenhoven<br /> Au début de l’attaque, le sergent qui était responsable de la défense du pont, sorti du fortin accompagné de quelques soldats, pour faire feu sur les avions.<br /> Entre autres moyens utilisés pour l’attaque, des planeurs entrèrent en action ce qui était une nouveauté pour l’époque. Surpris par la brutalité et la soudaineté de l’assaut, le sergent et ses hommes se réfugièrent dans le fortin et le mécanisme de mise à feu des mines qui se trouvait à l’entrée du fortin, fut allumé.<br /> Dès que le sergent eut refermé la porte blindée, les allemands y placèrent une charge creuse qui, en explosant ouvrit une brèche dans la porte, tua le sergent et deux soldats. D’autres explosions suivirent qui allumèrent un incendie à l’intérieur du fortin et qui y firent exploser les munitions entreposées.<br /> Quelques soldats d’une unité proche qui se trouvaient près du fortin, surpris également par l’attaque, cherchèrent un abri. Une dizaine furent tués et il y eut plusieurs blessés.<br /> C’est le 18ème Régiment de Ligne qui assurait la défense générale du pont, qui reçut l’assaut principal des troupes ennemies amenées par planeurs ou larguées par parachute. Désorientés par l’attaque venant d’une direction imprécise et par l’utilisation de moyens encore inconnus, les défenseurs furent rapidement submergés non sans lourdes pertes. En même temps, des avions du type Stuka attaquèrent les positions arrières, empêchant ainsi l’intervention de renforts.<br /> La destruction du pont ne put être effectuée et il tomba intact aux mains de l’ennemi.</p><br /> <br /> <strong>La mission</strong><br /> <br /> <p style="text-align:justify">Le III° groupe du 3ème Régiment d’Aéronautique replié à Aalter, entre Bruges et Gand, reçu l’ordre le 10 mai dans la soirée, de bombarder les ponts qui n’avaient pas été détruits. Un peloton de trois Fairey Battle fut affecté à chaque pont. Les avions furent immédiatement préparés et reçurent chacun une charge de huit bombes de 50 kg. Leur fusée fut réglée pour une explosion immédiate et leur largage était effectué au moyen d’un système électrique. Le personnel appartenait à la 5ème Escadrille.<br /> Etant donné l’heure tardive, la mission fut reportée au jour suivant. Une défense fut prévue et fut fournie par le 1° Groupe du 2ème Régiment d’Aéronautique replié à Beauvechain. Deux pelotons de trois Glosters furent affectés à cette mission. Ils décollèrent de Beauvechain le 11 mai entre 5h35 et 5h50 tandis que les Fairey Battle s’envolèrent d’Aalter entre 5h45 et 6h00.</p><br /> <br /> <strong>L’exécution</strong><br /> <br /> <p style="text-align:justify">A l’aube du 11 mai, deux pelotons de Fairey Battle commandés par le Capitaine Glorie décollèrent de l’aérodrome d’Aalter. Ils avaient pour mission la destruction du pont de Vroenhoven afin d’arrêter l’avance rapide des forces allemandes. Les avions mirent le cap sur l’objectif, certains à basse altitude pour éviter le repérage par la Luftwaffe omniprésente. Au-dessus de Tongres, les avions furent pris sous le feu nourri d’une troupe allemande motorisée et encaissèrent déjà plusieurs coups. Les pilotes dévièrent vers le nord pour éviter la mitraillade et bientôt, approchèrent de leur objectif, le pont de Vroenhoven.<br /> Là, l’enfer les attendait! Une mer de feu s’abattit sur les Fairey Battle.<br /> Avec un grand mépris du danger, le capitaine Glonie se dirigea le premier sur l’objectif tandis que son équipier, le sous-lieutenant Van den Bosche s’activait à la visée. Hélas, les bombes ne se décrochèrent pas de l’avion. Le deuxième avion piloté par l’Adjudant Delvigne attaqua le pont à son tour et, cette fois encore, les bombes ne purent être larguées.<br /> Enfin, le troisième avion réussit le largage de ses bombes qui tombèrent dans le canal après avoir effleuré le parapet du pont. Elles ne causèrent aucun effet par suite de leur trop faible puissance explosive.<br /> Entre-temps, le Capitaine Glonie et l’Adjudant Delvigne avaient fait demi-tour. L’avion du Capitaine Glorie n’était plus qu’une épave criblée de balles et de l’huile bouillante éclaboussait le poste de pilotage. Néanmoins, avec la même détermination, le Capitaine Glorie attaqua le pont une seconde fois afin d’y larguer ses bombes. Peu avant, il avait donné ordre au Sous-Lieutenant Van den Bosche d’abandonner l’avion; il eut la vie sauve quoique sérieusement blessé.<br /> Le Capitaine Glorie s’abattit quelques instants plus tard près de Vlijtingen. L’Adjudant Delvigne et son equipier, le Sergent Maes, qui avaient suivi imperturbablement leur leader, subirent le même sort.<br /> Seul, le Fairey Battle de l’Adjudant Binon rentra à sa base.</p><br /> <br /> Sources :<br /> <a href="http://www.vieillestiges.be/fr/bio/7">http://www.vieillestiges.be/fr/bio/7</a> Fri, 30 Aug 2019 15:48:47 +0000 Squadron Leader Léon PREVOT https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-183+squadron-leader-l-on-prevot.php https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-183+squadron-leader-l-on-prevot.php <p style="text-align:center"><img src="https://www.freebelgians.be/upload/prevot_pour_freebelgians_mars_2019.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <p style="text-align:justify">Léon Prévot est né à Tours (Indre et Loire) le 6 janvier 1916. Ayant terminé ses humanités scientifiques, il s’engage comme élève-pilote le 7 mai 1934 et rejoint l’Ecole de pilotage à Wevelgem<br /> Breveté le 31 août 1935, le sergent-pilote Léon Prévot est affecté initialement au 1er Régiment d’Aéronautique sur Fairey-Fox avant de passer, le 18 août 1936 au 3ème Régiment d’ Aéronautique, toujours sur Fairey-Fox.<br /> <br /> Le 30 octobre 1937, il réussit les épreuves de sous-lieutenant de réserve et dans le cadre de sa formation d’officier, il suit les cours de l’Ecole d’observation. <br /> <br /> Le 6 mars 1939 il rejoint à nouveau l’Ecole de pilotage, cette fois comme élève-moniteur. Il obtiendra la qualification le 1er février 1940. Le 10 mai 1940, au moment de l’agression nazie, Léon Prévot est moniteur à la 3ème Escadrille de pilotage de Deurne (Anvers).<br /> <br /> Le 12 mai toutes les escadrilles de l’école de pilotage reçoivent l’ordre de se replier sur la France. La destination finale sera la base de Caen-Carpiquet où toute l’école se trouve réunie le 20 mai 1940, date à laquelle elle reçoit l’ordre de faire mouvement vers le Maroc. C’est à bord du "David Livingstone" qu’il rejoindra l’Angleterre où il débarque à Cardiff le 5 août 1940.<br /> <br /> Le 14 août il est incorporé dans la Section belge de la RAF au dépôt de St Athan au moment où la Bataille d’Angleterre entre dans sa phase décisive. Léon Prévot rejoint l’OTU Blenheiin N°1 à Silbath (Prestwick) où il découvre les subtilités du vol sur bimoteur et les exigences du vol en équipage !<br /> Le Pilot Officier Léon Prévot rejoint le 21 septembre 1940 le 235 Squadron du Coastal Command à Bircham Newton. Le squadron est engagé dans des missions de protection de convois et de reconnaissance au-dessus de la Mer du Nord. Le séjour de Léon Prévot au sein du Coastal Command sera cependant de courte durée. En effet, une école de pilotage franco-belge a été mise sur pied à Odiham. <br /> <br /> Le 21 octobre 1940, Léon Prévot s’y retrouve comme moniteur. Le 1er décembre Léon Prévot est nommé Flïght Commander. Mais l’école de Odiham aura une existence éphémère, et le 23 juin 1941, il rejoint un OTU Spitfire à Grangemouth<br /> <br /> Après un passage par le 123 Squadron (post OTU Sqn) où il peaufine la formation reçue, Léon Prévot est affecté le 10 août 1941 comme pilote de chasse au 64 Squadron.. Rapidement Léon Prévot a su se faire apprécier, son expérience a été reconnue et dès septembre 1941 il est nommé Flight Commander. Le 4 mai 1942, il est nommé Squadron Leader et passe au 122 Squadron dont il prend le commandement.<br /> <br /> Le 30 juin 1942, il est porté disparu. Blessé, il rejoint Bruxelles où des amis le cachent et le soignent pendant une vingtaine de jours. Après quoi il parvient en passant par Charleroi, Namur et de nouveau Bruxelles à trouver un organisme qui l’aide à rentrer en Angleterre. <br /> C’est grâce au réseau d’évasion «Comète» que Léon Prévot parviendra en compagnie de quatre autres aviateurs alliés à traverser la France, les Pyrénées et à prendre contact avec le Consulat britannique à Bilbao qui assurera son rapatriement vers l’Angleterre.<br /> <br /> Le 15 octobre 1942 il est repris en force au dépôt RAF N°1 de Uxbridge. <br /> <br /> Le 30 octobre 1942 il est honoré de la Distinguished FIying Cross avec la citation suivante:<br /> <em>Has completed a large number of operational sorties as a flight and squadron commander, and his skillful leadership has been a source of inspiration to his pilots. He has destroyed at least 3 and probably destroyed a further 2 enemy aircraft</em><br /> <br /> Dès le 5 novembre 1942, Léon Prévot reprend contact avec la vie opérationnelle en étant affecté au 65 Squadron de Drem et le 21 novembre il est désigné comme CO du 197 Squadron. <br /> <br /> Le 14 juin 1943 il passe à l’OTU comme moniteur sur Typhoon I. Le 28 décembre il succède au Squadron Leader Albert Houssa à la tête de la 350 dotée du Spiffire IX, elle opère à partir de Hornchurch<br /> <br /> Le 24 mars 1944, il passe à l’Etat-Major de l’Air Defence of Great Britain, ensuite à l’Inspectorat de la RAF — Section du training Command. Il y restera en fonction jusqù’au 24 février 1945, date à laquelle son passé de moniteur le rattrape une nouvelle fois: il est désigné pour la RAF/Belgian Training School de Snailweil en fonction de commandant du Flying Wing.<br /> <br /> En octobre 1945 il passe à l’Inspectorat de la section belge de la RAF, puis en janvier 1946 il est désigné comme officier de liaison auprès de l’Air Ministry et à ce titre y prépare la constitution du wing belge qui doit réunir les 349 et 350 Squadrons.<br /> <br /> Le 10 juin 1946 il rejoint le 160 (Belgian) Wing en cours de formation au sein du 135 Wing à Fassberg, comme adjoint du Wing Commander Daniel Le Roy du Vivier. <br /> Il lui succédera comme commandant du wing en juillet 1946 et aura ainsi l’honneur de ramener les deux escadrilles belges à Beauvechain le 24 octobre 1946. <br /> Le Wing Commander Prévot assumera le commandement du "A" Wing de Beauvechain jusqu’en mars 1947.<br /> Le major Prévot occupera différentes fonctions tant au sein des unités d’entraînement que des unités opérationnelles ainsi qu’en Etat-Major. <br /> <br /> Du 1er février 1955 au 31 décembre 1957 il sera détaché en Grande-Bretagne auprès de l’Air Ministry comme directeur-adjoint de la prévention des accidents. <br /> Léon Prévot terminera sa carrière comme officier d’opérations auprès de l’Air Ops Division du QG Air Cent.<br /> Il sera admis à la retraite le 1er janvier 1964. Léon Prévot est décédé le 28 avril 1994<br /> <br /> <strong>Source : article publié sur le site ‘’Les vielles tiges’’ de l’aviation belge</strong><br /> <a href="http://www.vieillestiges.be/fr/bio/20">http://www.vieillestiges.be/fr/bio/20</a></p> Fri, 01 Mar 2019 17:03:05 +0000 Acting Squadron Leader René Demoulin https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-175+acting-squadron-leader-ren-demoulin.php https://www.freebelgians.be/articles/articles-2-175+acting-squadron-leader-ren-demoulin.php <p style="text-align:center"><img src="https://www.freebelgians.be/upload/demoulin_rene_vieillestiges.jpg" alt="" class="valign_" /></p><br /> <br /> <p style="text-align:justify">René <strong>DEMOULIN</strong> est né à Ougrée le 25 mai 1920.<br /> Après des Humanités Latin-Grec, il s’engage comme élève-pilote le 1er juin 1939. Il fera partie de la 81ème promotion.<br /> Comme sergent aviateur, il rejoindra le 29 avril 1940 le 3° Régiment d’Aéronautique. <br /> Le 15 mai 1940, il passe en France avec son unité et arrive en Grande-Bretagne venant de St Jean de Luz le 23 juin 1940. Il est repris dans les Forces belges en Grande-Bretagne et passe le 12 juillet 1940 comme sergent pilote au 5 OTU (Operational Training Unit) à Down Bircham.<br /> Le 4 août 1940, il sera affecté au 235 Squadron et en novembre au 272 Squadron bientôt équipé de Beaufighter I et transféré sur le théâtre du Moyen-Orient. <br /> Dès le début, il fera partie du détachement belge à Malte avec Charles <strong>ROMAN</strong> et Olivier <strong>LEJEUNE</strong>. Tous trois vétérans de la Bataille d’Angleterre, ils accompagneront d’abord les avances et les reculs de la VIII°Armée avant de participer effectivement à la défense de Malte et de la Crête<br /> Le 7 août 1941 il devient Pilot Officer et le 7 août 1942, Flying Officer. Le 15 juillet 1942 il est affecté au 2 OTU (Operational Training Unit) à Montrose et le 29 juillet au 3 Delivery Flight à High Ercall. <br /> Le 14 novembre de la même année, il rejoint le 171 Squadron et en janvier 1943 il est muté au 349 (Belgian) Squadron à lkeja au Nigéria. Blessé en février 1943, il séjournera à l’hôpital de Freetown jusqu’en juin 1943.<br /> Le 6 juin 43, il rejoint le 272 Squadron du RAF Middle East. Cette unité aérienne autonome, puissante force aérienne interalliée, travaillant avec une entente parfaite sous le contrôle de la RAF, avait pour objectif de conserver ouverte la route maritime qui, par Gibraltar et Suez, mène à l’Océan indien. La guerre au Moyen-Orient sera ainsi une lutte dont l’enjeu fut essentiellement des champs d’aviation. Le 7 août 1943, il est nommé Flight Lieutenant et le 14 février 1944. Acting Squadron Leader.<br /> Le 6 avril 1944 ayant décollé de Alghero en Sardaigne à bord d’un Bristol Beaufighter X, son avion en flammes s’écrasera en mer au large de Port-Vendres.<br /> <strong>Les distinctions honorifiques de René Demoulin:</strong><br /> Croix de Guerre 1940 avec Palme<br /> 1 Palme supplémentaire<br /> Lion de Bronze sur Croix de Guerre avec citation à l'Ordre du Jour de l'Aéronautique Militaire "Officier aviateur faisant partie du Coastal Command au Moyen Orient a en collaboration avec deux compagnons abattu en combat aérien un Ju 52 et détruit plusieurs autres au sol"<br /> Chevalier de l'Ordre de Léopold<br /> L'Insigne métallique des Forces Belges en Grande Bretagne<br /> Médaille commémorative de 1940-45 avec deux Sabres croisés<br /> 1939-45 Star<br /> Atlantic Star<br /> Italy Star<br /> Africa Star<br /> War Medal 1939-45</p><br /> <br /> <strong>Source Internet:</strong><br /> <a href="http://www.vieillestiges.be/fr/bio/4">http://www.vieillestiges.be/fr/bio/4</a> Wed, 01 Aug 2018 11:19:00 +0000