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Par Bauwens




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Rss Jean Offenberg - Un pilote belge dans la Bataille d'Angleterre
Jean OFFENBERG est né à Laeken ( faubourg de Bruxelles ) le 03 juillet 1916 d'un père originaire de Rotterdam (Pays-Bas) et d'une mère belge. Il acquiert la nationalité belge en mai 1935 et, après avoir effectué son service militaire, il se rengage en qualité d’élève pilote où il est rattaché à la 77e promotion.
Breveté pilote le 25 mars 1939, il est affecté à la 4e Escadrille de Chasse de Nivelles, équipée de Fairey Firefly, et qui au printemps de l’année suivante est dotée d'appareils plus modernes, les Fiat CR 42.
C’est aux commandes de cet appareil que Jean Offenberg effectue sa première mission de guerre,
le 10 mai 1940, et où il se voit attribuer sa première victoire confirmée contre un Dornier.

Ainsi, dès le premier jour des hostilités, Offenberg s’impose déjà à l'attention de ses camarades d’escadrille.
Sous la poussée allemande son groupe doit bientôt se retirer en France, vers Chartres d'abord et ensuite vers Bordeaux-Mérignac.
A l’approche de la capitulation, Offenberg accompagné de Jottard et de trois autres pilotes, essaye de gagner l’Angleterre en avion. Malheureusement, leur projet est découvert et on les envoie le jour même, le 19 juin, rejoindre le reste du Régiment à Montpellier à bord de trois Caudron Simoun français.
Désirant à tout prix continuer la lutte contre l’Allemagne, Offenberg décide de s’enfuir le lendemain pour Ajaccio en compagnie de Jottard en utilisant les avions amenés la veille. De là, ces deux pilotes se dirigent d'abord vers Oujda au Maroc où se trouve l’école de pilotage belge et ensuite vers Casablanca et Liverpool où à bord du cargo anglais Harsion ils débarquent le 16 juillet.

Là, Offenberg s’engage à la RAF et est incorporé au camp de Glouchester. Nommé "Pilot Officer" le 30 juillet, il commence son entraînement sur Hurricane au 6 OTU ( Operational Training Unit ) de Sutton-Bridge.
Après une semaine, il rejoint le 145 Squadron stationné à Drem en Ecosse mais, le 10 octobre, cette unité réintègre sa place au sein du 11ème Group et vient s’installer à Tangmere.
Le dimanche 27 octobre le 145 Squadron est durement touché aux cours des combats. Pyker (c’est le surnom que lui avaient donné ses camarades d’escadrille) s’adjuge un BF 109 probable mais il sera profondément touché par la perte de son ami Jottard qui a été abattu le même jour.

Le 1ier novembre, il obtient sa première victoire confirmée au sein de la RAF et, cinq jours plus tard, un autre BF 109 est victime de ses mitrailleuses. A la mi-janvier 1941, le 145 Squadron se voit équipé de Spitfire I.
Son plus bel exploit, son plus fameux combat se déroule cependant le 5 mai 1941. L'après-midi de ce jour mémorable, Offenberg est envoyé en vol de haute école. Compte tenu des circonstances favorables, il décide d’effectuer une reconnaissance au-dessus de la France. Le temps est brumeux en Angleterre mais près de Cherbourg la visibilité est excellente. Jean Offenberg aperçoit cinq navires ennemis, juste au nord de la ville.
Au moment où il va se diriger vers cet objectif, son regard est attiré par deux Heinkel. Il attaque immédiatement le dernier puis vire et attaque le suivant. Un des deux hydravions se tourne sur le dos puis tombe l’eau.
A ce moment, il voit arriver deux Messerschmitt 109. Il fait face, envoie une rafale au premier et passe si près des deux avions qu’ils entrent presque en collision. Etant seul, il vire vers le nord suivi des deux avions ennemis.
Il décide alors d'accepter le combat, abat l’un deux puis rentre à sa base. Ce combat lui vaut la
Distinguished Flying Cross, décoration décernée pour la première fois à un pilote belge.
Le 17 juin, Jean rejoint la célèbre 609 à Biggin Hill où se forme le premier flight belge de la RAF. II y remporte de nouvelles victoires et est bientôt promu Commandant de flight.

Mais le combat dont il tire le plus de satisfaction est celui au cours duquel il force son adversaire à s'écraser en mer sans avoir eu besoin d’ouvrir le feu. Cela se passe le 7 juillet, au retour d'une mission dans la région du Touquet. Offenberg aperçoit un BF 109, pique derrière lui. Le Messerschmitt ne peut redresser à temps et s'écrase en mer.

La brillante carrière de Pyker touche cependant à sa fin. Le 22 janvier 1942, il s’envole avec le Capitaine Roelandt afin d’entraîner ce dernier au vol en formation. Pendant cet exercice, un Spitfire du 92 Squadron fait une attaque à 90° sur la formation et entre en collision avec l’appareil de Jean Offenberg qui trouve la mort dans cet accident.

C'était un brillant officier pilote, plein de détermination qui a toujours fait preuve d’une bravoure et d’un esprit d’abnégation digne des plus grands éloges. Son mordant et sa bonne humeur n’avaient jamais cessé d’aiguillonner ses camarades et il restera reconnu comme l’as de l’escadrille.

Il avait à son actif 7 avions détruits, 5 probables et 6 endommagés. Le 20 août 1956, lors des fastes du 2ème Wing de Chasseurs-bombardiers, la base de Florennes prenait officiellement le nom de "Base J. OFFENBERG".

( Source : .huisdervleugels.be/vieillestiges/ )
 
 
Note: 5
(1 note)
Ecrit par: prosper, Le: 28/05/11


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