Livre d'or

Par Bauwens




Le canal de Schipdonk , officiellement appelé , Dérivation de la Lys .
Le canal de Schipdonk traverse la province de Flandre orientale et l [Suite...]

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Rss Arnould van de Walle et le groupe de Lichtervelde



Arnould van de Walle est né à Bruges en 1898. Il a tout juste 17 ans lorsqu'il reçoit enfin, après des mois de supplications, l'autorisation parentale et légale de s'engager dans la Cavalerie. La guerre terminée, il poursuit sa carrière militaire. Capitaine-commandant grièvement blessé puis fait prisonnier lors de la campagne des Dix-huit Jours, il est libéré d'Allemagne le 18 février 1941. Deux mois plus tard, il s'installe avec sa femme et leurs cinq enfants dans une villa appartenant à ses parents à Torhout, en Flandre-Occidentale. En avril 1942, il reçoit chez lui quelques ‘’conspirateurs’’ ,tels qu'il les décrit à sa femme - parmi lesquels l'ingénieur Marcel Vanderhaeghen qui a fondé un groupe de résistance à Lichtervelde ( commune située au sud de Torhout ) quelques mois plus tôt. Les membres du groupe, qui ne se rattache à aucun mouvement reconnu, sont pour la plupart originaires de Lichtervelde (le bourgmestre de la commune en fait partie) et de Torhout. Leur activité principale consiste à rassembler des armes et à les répartir entre eux. Le ‘’groupe de Lichtervelde’’ est patiemment infiltré par un chapelain de Lasne (Brabant-Wallon) à la solde de l'ennemi.
Les premières arrestations sont opérées le 25 juillet 1942 et une cinquantaine d'arrestations se succèdent en l'espace de deux mois. Arnould van de Walle est interpellé à son domicile le 24 août 1942. Il est déporté en Allemagne dans le plus grand secret en février 1943. Après un séjour à la prison de Bochum puis d'Esterwegen de plusieurs mois.
Les membres du groupe sur lesquels planent l'accusation de possession d'armes, c.-à-d. Arnould van de Walle et seize de ses compagnons, sont condamnés à mort le 15 février 1944. Ils sont conduits à la prison de Wolfenbüttel où ils attendent leur exécution pendant de longues semaines.
Le 12 juin, ils apprennent que leur recours en grâce est rejeté. Trois jours plus tard, le 15 juin, seize d'entre eux sont conduits au peloton d'exécution et décapités à la hache. Arnould van de Walle est fusillé le lendemain à la prison de Brunswick, un ‘’privilège’’ qui lui est réservé en tant qu'officier. Aucune nouvelle des hommes du groupe de Lichtervelde, déportés Nacht-und-Nebel, n'a filtré jusqu'en Belgique. Lors de la libération des prisonniers au printemps de 1945, les proches d'Arnould van de Walle vivent dans l'espoir de son prochain retour. Des rescapés de Wolfenbüttel rapportent que les hommes du groupe de Lichtervelde ont été exécutés mais aucun n'est en mesure de préciser si le commandant van de Walle figurait parmi les victimes. De surcroît, le registre des exécutions de la prison de Wolfenbüttel ne mentionne pas le nom d'Arnould van de Walle. Le fait, confirmé en juillet 1945 par un officier britannique, ravive chez Yolande van de Walle l'espoir de retrouver
son mari. Elle n'apprend la triste vérité du sort d'Arnould qu'en septembre 1945 par une lettre de l'aumônier de la prison de Wolfenbüttell.


Article extrait de l’ouvrage de M.P. d’Udekem d’Acoz : Pour le Roi et la Patrie.
 
 
Note: 5
(2 notes)
Ecrit par: prosper, Le: 01/10/19


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